2017 : toujours, nous construisons le monde dans lequel nous voulons vivre.


Le projet SaDunya (SaDunya signifie ton monde en wolof) vise à donner une voix et à mettre en lumière les gens qui changent le monde, une action à la fois, grâce à leur engagement, leur humanité et leur forte volonté d’inspirer les autres à faire de même, à leur façon.

BONNE ANNÉE 2017 !
De la part de toute l’équipe de SaDunya



Fatoumata Ndiaye

Zal Sissokho, l’homme araignée de la Kora


Zal Sissokho est un vrai génie de la Kora. Il baigne dans la musique depuis toujours et en joue depuis l’âge de 11 ans. Il chante et compose en mandingue et en wolof, rien que ça ! Respect, man.
Issu de la longue lignée des Sissokho, il joue la kora comme une araignée qui tisse une toile. Une toile musicale qui vous prend au piège dès les premières notes.

Zal Sissokho doit faire partie de ces artistes d’origine sénégalaise qui ne sont pas prophètes chez eux, car je n’ai jamais vu de monument ou de place qui porte son nom dans les rues de Dakar.
Il a joué presque partout, sur toutes les scènes et sur quatre continents. En Afrique : au Sénégal, en Afrique du Sud, au Mozambique, au Zimbabwe et au Maroc. En Asie, Zal Sissokho a joué en Inde. En Amérique du Nord, il a joué dans presque toutes les provinces et villes du Canada, y compris la ville de Kingston, en Ontario, d’où vient le tout premier Premier Ministre du Canada, Sir John Alexander Macdonald, qui était un sacré personnage, très controversé. En Amérique du Nord toujours, notre ami Zal Sissokho a aussi joué aux États-Unis et au Mexique. Enfin, en Amérique latine, il a joué au Brésil. À propos du Brésil, si les Québécois oublient d’être aux petits soins avec ce talentueux artiste, ils pourraient bien le regretter…. En effet, Zal Sissokho pourrait s’installer au Brésil un jour, vu le nombre important de voyages et de rencontres musicales qu’il y effectue régulièrement (j’espère que je me trompe).

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Il y a un fauteuil sur le toit de mes voisins. Est-ce pour le Père Noël ?


Ces derniers temps, d’étranges choses se sont mises à apparaître dans le voisinage. Je crois que cela a commencé avec un avion, puis un carrousel. Ensuite, une sorte d’extraterrestre avec une canne en bonbon géante. Je me suis posée des questions en voyant la canne en bonbon, mais le temps était encore si doux dehors, cela ne pouvait pas être déjà la saison des Fêtes ?
Mais un soir, Maman et Aby m’ont emmenée au centre-ville de Kingston (Ontario, Canada), alors qu’il faisait déjà nuit. Elles avaient les yeux qui brillaient et elles échangeaient des sourires complices tout en parlant d’une surprise… Comme on s’approchait, j’ai entendu de la musique. Et soudain, je me suis retrouvée nez à nez avec un camion de pompiers dont l’échelle et les roues étaient ornées de guirlandes lumineuses ! Je n’en croyais pas mes yeux ! Ensuite, j’ai vu des elfes qui dansaient et des rennes qui chantaient. Et des vélos tout clignotants, et même une ambulance. Alors j’ai deviné… Tout au bout de la parade, il y aurait le Père Noël !
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Des sapins et des baobabs


En Suisse romande, j’ai rencontré Kati et Rodolphe, un couple charmant et généreux qui, avec leurs deux enfants, forment une famille pas comme les autres.

 En 2004, alors que Kati et Rodolphe étaient encore jeunes et fous, ils ont décidé de faire un voyage en voilier pour découvrir le monde. Joignant l’utile à l’agréable, le jeune couple a pris contact avec l’association de solidarité et de soutien au développement Voiles Sans Frontières (VSF), basée en France.
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Ouverture et enracinement : le cousinage à plaisanterie


Le Président-Poète L. S. Senghor, dans son idéologie de la négritude, a fondé son combat contre l’impérialisme culturel, cette forme d’aliénation du colonialisme, sur « l’ouverture et l’enracinement ». Ouverture aux autres et enracinement dans sa culture.
Aujourd’hui, avec nos cousins de Keurdomusagar, mon amie Fabinta Lo nous fait découvrir le cousinage à plaisanterie, profondément enraciné dans la culture sénégalaise.
Le cousinage à plaisanterie ou « parenté à plaisanterie » est une pratique sociale typiquement ouest-africaine. Chez les Wolofs, on l’appelle Kal. Cette pratique autorise, voire oblige des membres d’une même famille (tels que des cousins éloignés ou des membres de certaines ethnies) à se moquer les uns des autres ou s’insulter, et ce, sans conséquences. Ces affrontements verbaux sont en réalité des moyens de décrispation sociale 1.

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