Eric Pina : regard entre l’homme et son environnement

« J’appartiens à l’instant, aux personnes et aux objets qui m’entourent ». Ouais, comme moi quand je donne un concert ! Bien dit, bro’ ! Mon pote Eric Pina est un grand artiste. Il fait des dessins, des gravures à l’eau-forte et des sculptures pour partager son regard sur les gens et les bâtiments qu’il observe dans la rue. Et ce qui est drôlement balèze, c’est que l’arrière-plan est tellement simplifié que ses personnages ont l’air d’être seuls, et en même temps on voit clairement qu’ils observent quelque chose de précis. C’est un peu comme dans la vie, au fond. On est seul et avec les autres en même temps, et les deux se mêlent en permanence… Bref.

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Merci à notre photographe Julien Mabillard

Au cours de cette nouvelle année 2019, nous allons mettre en avant quelques personnes, physiques ou morales, qui ont apporté une contribution majeure au projet SaDunya. Nous donnerons aussi la parole aux personnes inspirantes qui ont brillé par leur engagement social ou économique en construisant des ponts entre les peuples et les cultures. Les personnes qui détruisent les murs et les frontières entre les Terriens se verront aussi poussées au devant de la scène.

Agir local et penser global.

Julien Mabillard, notre photographe attitré, est un peu de tout ça. Sa contribution au projet SaDunya est énorme. Au-delà de toutes les photographies qu’il a mises à notre disposition gratuitement, il nous apporte également ses critiques constructives.

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Cecile Thiakane : Et si la polygamie était un régulateur social au Sénégal ?

Cecile Thiakane
Article mis à jour le 30.01.2019
Il y a quelques années, j’ai eu une conversation « surprenante » avec une de mes meilleures amies. Nous avions vécu quelques années ensemble en France et après avoir travaillé ici un moment après l’obtention de son DESS en Finance, elle avait fait le choix de rentrer au Sénégal pour rejoindre une grande institution bancaire de la place. Il faut dire qu’à l’époque, le secteur bancaire était en grand boum et se structurait au-delà de la Place de l’Indépendance, quartier traditionnel des banques au Sénégal. Pour accompagner cet essor, les profils formés à l’étranger étaient fortement recherchés. Mon amie était contente et surtout fière de rentrer au bercail, de faire un travail gratifiant en apportant sa pierre à l’édifice pour le développement de notre cher pays. Elle avait aussi une rémunération attrayante qui la classait parmi les catégories socio-professionnelles supérieures. Elle faisait partie en quelque sorte de l’élite.

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Bienvenue à l’École Nationale des Beaux-Arts de Dakar, Sénégal

1ère partie.

Article mis à jour le 04.02.2019
Nous sommes en 1993, au début du mois de novembre, dans une salle de classe du département des Arts plastiques de l’École Nationale des Beaux-Arts de Dakar (devenue maintenant l’ENA – Ecole Nationale des Arts). L’école est située dans le beau quartier de Point E, sur le boulevard de l’Est, proche du centre-ville. Dans ces bâtiments se trouvent l’ENSEA (École Nationale Supérieure d’Education Artistique), qui forme les professeurs d’éducation d’art plastique et l’ENBA (l’École Nationale des Beaux-Arts), qui forme les artistes plasticiens, les artistes de l’environnement et les graphistes.

Dans la classe, nous sommes une vingtaine d’étudiants environ.

« Vous allez dehors, vous ramassez ce que vous trouverez, nous allons travailler sur la récupération. »
Monsieur Diongue, notre professeur d’expression plastique, venait de nous donner sa première consigne en ce premier jour d’étude. Le premier d’une formation de quatre années qui allait changer ma vie et celle de beaucoup de mes collègues étudiants.

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Zal Sissokho, l’homme araignée de la Kora


Zal Sissokho est un vrai génie de la Kora. Il baigne dans la musique depuis toujours et en joue depuis l’âge de 11 ans. Il chante et compose en mandingue et en wolof, rien que ça ! Respect, man.
Issu de la longue lignée des Sissokho, il joue la kora comme une araignée qui tisse une toile. Une toile musicale qui vous prend au piège dès les premières notes.

Zal Sissokho doit faire partie de ces artistes d’origine sénégalaise qui ne sont pas prophètes chez eux, car je n’ai jamais vu de monument ou de place qui porte son nom dans les rues de Dakar.
Il a joué presque partout, sur toutes les scènes et sur quatre continents. En Afrique : au Sénégal, en Afrique du Sud, au Mozambique, au Zimbabwe et au Maroc. En Asie, Zal Sissokho a joué en Inde. En Amérique du Nord, il a joué dans presque toutes les provinces et villes du Canada, y compris la ville de Kingston, en Ontario, d’où vient le tout premier Premier Ministre du Canada, Sir John Alexander Macdonald, qui était un sacré personnage, très controversé. En Amérique du Nord toujours, notre ami Zal Sissokho a aussi joué aux États-Unis et au Mexique. Enfin, en Amérique latine, il a joué au Brésil. À propos du Brésil, si les Québécois oublient d’être aux petits soins avec ce talentueux artiste, ils pourraient bien le regretter…. En effet, Zal Sissokho pourrait s’installer au Brésil un jour, vu le nombre important de voyages et de rencontres musicales qu’il y effectue régulièrement (j’espère que je me trompe).

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