Geneviève Besnier et les marionnettes géantes de Fataro

Quand j’étais à Montréal (Québec, Canada) avec mon frère Doggy, je suis allée dire bonjour à mes copines Astou et Mariama et on s’est bien amusées avec tous les instruments de musique qu’elles ont dans leur maison. Zal, leur papa, a même joué de la kora pour nous.
Plus tard, pendant qu’on jouait, j’ai entendu de drôles de voix… Je suis allée voir ce que c’était et là j’ai vu d’immenses poupées qui discutaient, assises sur un canapé. Elles étaient presque plus grandes que moi ! Je me demandais comment elles faisaient pour parler, et ça me faisait presque un peu peur.

Continuer la lecture de « Geneviève Besnier et les marionnettes géantes de Fataro »

2017 : toujours, nous construisions le monde dans lequel nous voulons vivre.


Le projet SaDunya (SaDunya signifie ton monde en wolof) vise à donner une voix et à mettre en lumière les gens qui changent le monde, une action à la fois, grâce à leur engagement, leur humanité et leur forte volonté d’inspirer les autres à faire de même, à leur façon.

BONNE ANNÉE 2017 !
De la part de toute l’équipe de SaDunya



Fatoumata Ndiaye

Bienvenue à l’École Nationale des Beaux-Arts de Dakar, Sénégal

1ère partie.

Nous sommes en 1993, au début du mois de novembre, dans une salle de classe du département des Arts plastiques de l’École Nationale des Beaux-Arts de Dakar (devenue maintenant l’ENA – Ecole Nationale des Arts). L’école est située dans le beau quartier de Point E, sur le boulevard de l’Est, proche du centre-ville. Dans ces bâtiments se trouvent l’ENSEA (École Nationale Supérieure d’Education Artistique), qui forme les professeurs d’éducation d’art plastique et l’ENBA (l’École Nationale des Beaux-Arts), qui forme les artistes plasticiens, les artistes de l’environnement et les graphistes.

Dans la classe, nous sommes une vingtaine d’étudiants environ.

« Vous allez dehors, vous ramassez ce que vous trouverez, nous allons travailler sur la récupération. »
Monsieur Diongue, notre professeur d’expression plastique, venait de nous donner sa première consigne en ce premier jour d’étude. Le premier d’une formation de quatre années qui allait changer ma vie et celle de beaucoup de mes collègues étudiants.

Continuer la lecture de « Bienvenue à l’École Nationale des Beaux-Arts de Dakar, Sénégal »

Zal Sissokho, l’homme araignée de la Kora


Zal Sissokho est un vrai génie de la Kora. Il baigne dans la musique depuis toujours et en joue depuis l’âge de 11 ans. Il chante et compose en mandingue et en wolof, rien que ça ! Respect, man.
Issu de la longue lignée des Sissokho, il joue la kora comme une araignée qui tisse une toile. Une toile musicale qui vous prend au piège dès les premières notes.

Zal Sissokho doit faire partie de ces artistes d’origine sénégalaise qui ne sont pas prophètes chez eux, car je n’ai jamais vu de monument ou de place qui porte son nom dans les rues de Dakar.
Il a joué presque partout, sur toutes les scènes et sur quatre continents. En Afrique : au Sénégal, en Afrique du Sud, au Mozambique, au Zimbabwe et au Maroc. En Asie, Zal Sissokho a joué en Inde. En Amérique du Nord, il a joué dans presque toutes les provinces et villes du Canada, y compris la ville de Kingston, en Ontario, d’où vient le tout premier Premier Ministre du Canada, Sir John Alexander Macdonald, qui était un sacré personnage, très controversé. En Amérique du Nord toujours, notre ami Zal Sissokho a aussi joué aux États-Unis et au Mexique. Enfin, en Amérique latine, il a joué au Brésil. À propos du Brésil, si les Québécois oublient d’être aux petits soins avec ce talentueux artiste, ils pourraient bien le regretter…. En effet, Zal Sissokho pourrait s’installer au Brésil un jour, vu le nombre important de voyages et de rencontres musicales qu’il y effectue régulièrement (j’espère que je me trompe).

Continuer la lecture de « Zal Sissokho, l’homme araignée de la Kora »

Il y a un fauteuil sur le toit de mes voisins. Est-ce pour le Père Noël ?


Ces derniers temps, d’étranges choses se sont mises à apparaître dans le voisinage. Je crois que cela a commencé avec un avion, puis un carrousel. Ensuite, une sorte d’extraterrestre avec une canne en bonbon géante. Je me suis posée des questions en voyant la canne en bonbon, mais le temps était encore si doux dehors, cela ne pouvait pas être déjà la saison des Fêtes ?
Mais un soir, Maman et Aby m’ont emmenée au centre-ville de Kingston (Ontario, Canada), alors qu’il faisait déjà nuit. Elles avaient les yeux qui brillaient et elles échangeaient des sourires complices tout en parlant d’une surprise… Comme on s’approchait, j’ai entendu de la musique. Et soudain, je me suis retrouvée nez à nez avec un camion de pompiers dont l’échelle et les roues étaient ornées de guirlandes lumineuses ! Je n’en croyais pas mes yeux ! Ensuite, j’ai vu des elfes qui dansaient et des rennes qui chantaient. Et des vélos tout clignotants, et même une ambulance. Alors j’ai deviné… Tout au bout de la parade, il y aurait le Père Noël !
Continuer la lecture de « Il y a un fauteuil sur le toit de mes voisins. Est-ce pour le Père Noël ? »